1927 BUGATTI TYPE 37 TECLA 4

Lot 325
400 000 - 500 000 €
Résultat : 790 000 €

1927 BUGATTI TYPE 37 TECLA 4

Chassis 37291
moteur 192

La Bugatti Type 37, 1500cc Sport, dite TECLA 4, est produite de 1925 à 1929.
En juin 1927 sont mises sur le marché les premières voitures à compresseur basées sur ce modèle : Le type 37A ne sera produit qu'à 76 exemplaires.
Après juillet 1927, seront encore fabriquées 40 voitures du modèle type 37 sans compresseur dont les quatre dernières en juillet 1929.Les ventes sont s'échelonner jusqu'en 1931, avec une production totale d'environ 210 voitures.

Le moteur numéro 192 est assemblé entre le 20 et le 30 juin 1927 ainsi que les moteurs 191 à 194. Les vilebrequins ne sont pas en acier trempé comme le sont ceux des type 37A produits à partir de juin 1927.
Les voitures à moteurs 191 à 195 sont assemblées en juillet 1927.

Le Registre de Facturation de l 'Usine indique que la voiture est facturée 46.400ff le 25 juillet 1927 à JOUGLA et DELANOUE.

Le Registre de Vente Mensuel mentionne pour le mois de juillet 1927 :
« Jougla Delanoue 37291 /192 le 3 août 1927 ».

La voiture est expédiée, sans doute par chemin de Fer, à Pau chez le commanditaire qui est l'agent Bugatti pour les Pyrénées.
Le garage Jougla & Delanoue se trouve au 19 Cours Bosquet. Il est également agent des automobiles Brasier et Mathis car les clients Bugatti ne sont pas la majorité du genre, même si les riches anglais et espagnols sont des amateurs de belles sportives françaises.

Jeunesse à l'ombre des Pyrénées et des pins des landes.
Le véhicule est immatriculé neuf dans le département des Basse Pyrénées, trois semaines plus tard.
Cela semble indiquer que le premier propriétaire privé n'a pas commandé la voiture à l’Usine, mais aurait plutôt succombé aux arguments du vendeur palois.
La Bugatti est immatriculée le 23 aout 1927, sous le numéro 4020 K 1, au nom de Carlos ACUNA, 19 rue Samonzet à Pau.
A cette adresse se trouve un bel immeuble à l'architecture fin XIXème, qui devait abriter un appartement au nom de cet espagnol en villégiature, confiant sans doute aux bons soins du « Garage de La Poste » tenu par Delanoe, l'entretien de sa Bugatti car la rue Samonzet donne sur le Cours Bosquet ! La tentation était peut-être en vitrine au coin de la rue.
C.Acuna ne semble pas avoir engagé l'auto dans des épreuves locales pendant son année de possession du véhicule.
Le 15 octobre 1928, la voiture est revendue dans le département des Landes sous le numéro 81 HU.
Elle est immatriculée au nom de André BARTHE à Saint Vincent de Tyrosse.
Ce jeune passionné de mécanique est natif du village, dont il est une figure locale :
Jean Leon André BARTHE (1910- 1990).
Il nait le 11 avril 1910 à Saint Vincent de Tyrosse. Son père, Jean Paul Camille Barthe exerça plus de quinze métiers dont celui de concessionnaire Terrot dès 1907. Il possédera le premier garage des Landes, sera un des premiers dépositaires
Michelin avant 1914 et agent Renault pendant les années vingt. La fortune familiale reposait aussi sur les terres de la grand mère maternelle. Cet environnement fut propice au jeune André qui dès sa sortie du collège bilingue San Bernardo de San Sebastian, apprend la mécanique auprès de son père.
Il passe son permis moto en 1926, et reçoit une 350 Terrot à moteur J.A.P culbuté.
En 1929, il reçoit une Terrot culbutée à moteur Terrot et une 1000 Koehler -Escoffier.
En 1931, A. Barthe finit par acheter une 175 Monet et Goyon à moteur Villiers Brooklands.
Entre temps, le garage familial, le CENTRAL GARAGE, avenue Nationale 10, à Saint Vincent de Tyrosse a vu dès 1928, défiler des Bugatti acquises par le jeune André Barthe.
Pas moins de deux «Tecla 4 Type 37 », puis un Type 38 ,2 litres et une 5 litres d'occasion brulée, passent entre ses mains, au gré des envies de ce passionné de mécanique.
Il rencontre Ettore Bugatti à plusieurs reprises et se rend à Molsheim prendre possession de l'une ses voitures.
La photo de la Bugatti Tecla d'André Barthe, retrouvée dans les archives familiales montre bien la plaque minéralogique 81 HU.
Le cliché est pris sur le sable de la plage de Cap Breton en 1929.Il montre son jeune frère Maurice, âgé de quinze ans, à coté du véhicule .Celui -ci ne possède pas d'ailes ni de pare brise, mais une calandre pare-pierre et une mascotte de radiateur difficilement identifiable.
Au Printemps 1931, tous les Pur Sang sont déjà revendus car il faut quand même financer les achats et courses de moto débutées en 1932 par une victoire au Kilomètre lancé de Tarbes à 132km/h sur sa Brooklands ! A. Barthe est un pur pilote privé.
Cette même année, il remporte le GP de Bordeaux et celui de Carcassonne.
En 1933, sur les 21 Grands Prix qui avaient lieu en France, il en remporte 5 sur sa nouvelle Monet Goyon à ACT et 3 vitesses. La saison 1934 le voit au guidon d'une 175 Monet Goyon à 4 vitesses et d'une 250 Aquila. En 1935 la Monet Goyon est remplacée par une 175 Aquila à moteur ACT O.M.B et en fin d'année il achetait une 500 Saroléa. Ayant conservé sa 350 Terrot,il pouvait faire les 4 montées !
La saison 1936 voit la consécration de ce pilote talentueux, qui selon les experts fut un des rares pilotes moto français, à même de battre à la régulière les meilleurs pilotes européens.
Après sa victoire à Albi, sur la Saroléa, Mr Monet le contacte pour courir le championnat de France sur Monet et Goyon. Barthe accepte et pilote la fameuse 500 à ACT cylindre vertical.
Il remporte l'épreuve sur le circuit de Montlhéry à 116,5 km/h de moyenne, après avoir parcouru plus de 300 km. En 1938, A. Barthe troque sa Terrot pour une Norton Inter et conserve sa fidèle Sarolea qu'il cachera pendant la guerre pour reprendre du service dès 1946.
Pour la saison 1949, il achète une 350 Velocette dont il garde le meilleur souvenir.
Il arrête de courir en 1952, après la plus belle chute de sa carrière au TT de Bilbao.
A.Barthe , ami de Pierre Bonnet l'importateur Suzuki ,devient agent officiel de la marque .
Il travaillera dans son garage au milieu de ses chères motos jusqu'à ses dernières années.
Il décède à Bayonne le 31 mars 1990.
A. Barthe aura donc conservé sa Tecla 4 châssis 37291 pendant environ trois ans, avant que nous retrouvions la trace du véhicule à Paris au Printemps 1931.
Mais avant de revendre sa Bugatti, il démonte la plaque de propriétaire en laiton qui se trouvait sur le tableau de bord depuis 1927.
Cette plaque sur laquelle figure l'inscription « CHARLES G. de ACUNA Biarritz. » est parvenue jusqu'à nous, préservée dans le garage familial par Michel Barthe.
Nous l'avons convaincu de la céder au nouveau propriétaire à l'occasion du retour de la Bugatti à Saint Vincent de Tyrosse, pour un tour de roues à l'issue de la prochaine révision du véhicule !

Intermède parisien.
La Bugatti est en circulation dans le département de la Seine sous le numéro minéralogique 9063 RE 7, au nom d'un parisien dont le nom nous restera inconnu tant qu'une photo ne sortira pas d'un album de famille, car les dossiers de Police sont détruits dans notre belle capitale.
Il n'en reste pas moins que cet amateur va conserver l'auto pendant six ans, ne la revendant qu'en avril 1937.

Débarquement en Normandie :
Ainsi le 25 mars 1937, la Bugatti 37291 quitte la capitale pour la Normandie.
Elle est immatriculée sous le numéro 7666 CT 3, le 5 avril 1937, au nom de Georges ROBERT, né le 3.9.1908 et propriétaire de son état, domicilié dans le petit village de Lison à 27 km de Bayeux.
La voiture change de propriétaire quatre mois plus tard, le 28 juillet 1937, en la personne de Mme Marie-Louise VANDERGUCHT, née le 8.12.1884, également domiciliée à Lison.
Celle -ci est en fait la mère adoptive du précédent, déjà veuve à cette période.
Au sortir de la première guerre mondiale, un couple de belges fortunés, les Vandergucht, s'installent dans le petit village de Lison et y acquièrent plusieurs propriétés et de nombreuses terres.
Ils adoptent un enfant de l'assistance du nom de Georges Robert.Celui ci, de nature bohème, ne travaillera jamais et vivra de ses rentes en laissant dans l’aventure au moins deux fermes et les terrains en rapport.
Les vieux du village se souviennent encore de G.Robert qui était une sorte de héros local, se promenant souvent en agréable compagnie au volant de sa Bugatti. Célibataire endurci, ce grand gaillard avait monté avec un ami un garage au village de Grandcamp les Bains, en bord de mer distant de 20 km, mais n'y travailla pas plus que sur ses terres.
Les allemands occupèrent Lison dès 1940. Plus aucune voiture ne circulait dans le village et les rares véhicules furent mis sur cales, mais la Bugatti fut bien cachée, sans doute dans l'un des hangars de la propriété du Haut du Chêne qui s'étendait sur une douzaine d'hectares et dominait la vallée.
Le 24 février 1948, est demandé un certificat de non gage pour le véhicule, traduisant l'intérêt d'un acheteur potentiel.
En effet le 17 août 1948, la Bugatti change de mains et de département pour se diriger dans la Manche.
Elle trouve un nouvel acquéreur en la personne de Georges MALBEAUX.
Le véhicule est immatriculé sous le numéro 4048 KF 5.
Le document de Police indique : « Malbeaux. Chauffeur S.A.C.E.R. Saint Lô. »
Celui-ci est également mécanicien ainsi que son jeune frère Adrien (1918-1992).
Georges possède un garage dans le village de Villiers - Fossard ou sera remisée la Bugatti.
Son fils Daniel, né en 1929, se souvient de la voiture : « La Bugatti avait été achetée dans le petit village de Lison, chez un propriétaire qui habitait à la sortie du bourg, au lieu dit « le Haut chêne ». La voiture n'était pas tournante mais mon oncle Adrien s'est occupé de la remettre en état et en route. Elle possédait de petits phares très près du radiateur en cuivre»
Adrien Malbeaux avait aussi ouvert son petit garage route de Carentan à Saint Lô.
« Après restauration, la Bugatti fut exposée dans la vitrine d'un magasin de la rue de Neufbourg à Saint Lô.»
Elle sera conservée plusieurs années par les frères Malbeaux. Selon Daniel Malbeaux, elle aurait été revendue sur Paris.
Mais la voiture réapparait dans le Calvados au début des années soixante :
Le véhicule est alors acheté par Jean-Claude AUBRIET (1933-1987) alors propriétaire d'un garage à Caen. Celui-ci originaire de l'Orne, dirige une concession Panhard à Nonant le Pin. Il s'y marie en 1959 puis tient un garage à Caen jusqu'en 1972. L'achat de la Bugatti correspond à cette époque de son activité.
Il est mentionné comme propriétaire de « 37291 » dans la liste des membres du Club Bugatti France publiée en 1967.

Une retraite en bord de Loire.
Avant 1970, selon les souvenirs familiaux, la voiture est acquise par Pierre PAUTET et immatriculée sous le numéro 325 BK 41, à la préfecture de Blois dans le Loir et Cher.
Il va conserver le véhicule pendant près de 45 ans, en laissant l'usufruit et l'entretien à son ami Michel MENIER. Ce dernier ouvre le GP de Monaco 1976 au volant de la
Bugatti 1927 de P.Pautet, et participe aux « 3 Heures de Contres » en 1980, dont il remporte le 21ème Grand Prix.
Le rideau tombe ensuite sur la collection Pautet et le type 37 ne reverra plus la lumière du jour avant ce Printemps 2015.
Nous avons examiné en détail cette voiture dont la redécouverte pourrait être suite à une annonce dans l'esprit du Chasseur Francais :
« Occasion : à vendre Bugatti Tecla 4, bon état, non roulée depuis 30 ans, faire offre à J-P Osenat, rue Royale Fontainebeau. Prix à débattre.».
Si la voiture est parvenue jusqu'à nous en aussi bon état d'origine, il faut reconnaître qu'elle eu bien peu de propriétaires avant-guerre et passa une bonne partie de son existence en Normandie, cachée pendant la guerre loin des villes bombardées que furent Caen et Saint Lô.
Dans le petit village de Lison, à l'abri, et à distance de la gare qui fut l'objet d'attaques ciblées des alliés en juillet 1944, la Bugatti fut préservée et ressortie intacte avant revente en 1948.
Presqu'aucun des propriétaires après 1937 ne semble avoir vraiment utilisé le véhicule, qui se présente plus comme une voiture d'occasion en état roulant que comme une voiture de collection ayant subi d'irréparables modifications.
Son inspection réalisée en avril 2015, nous confirme dans ce sentiment :
La plaque châssis gravée « 37291 10 HP » est d'origine et ne semble jamais avoir été dérivetée de son tablier en aluminium.
Le moteur porte les numéros 37291 et 192 sur sa patte arrière gauche.
Le numéro du moteur 192 est rappelé sur la boite à cames.
La voiture a conservé son essieu avant d’origine, bien qu'oxydé, il laisse deviner son numéro de fabrication « 314 » rarement vu sur une Bugatti de course.
La boite de vitesse et son couvercle portent le numéro 322.
Le pont arrière et sa jambe de force sont gravés 327.
Ces deux numéros sont exactement dans la logique du véhicule au moteur 192.
Le cadre du châssis repeint en rouge, sans doute au début des années soixante, laisse lire sous une épaisse couche de peinture décapée pour l’occasion, un numéro d'assemblage « 498 » qui est exactement dans la série attendue.
La carrosserie montre un galbe harmonieux avec une pointe très arrondie, bien difficile à copier.
Les instruments sont anciens: Manomètre de pression d’huile, d’essence, ampèremètre, compte tour et montre.
Un rare commodo Scintilla pour l'éclairage mérite notre attention.
La voiture n'a pas été mise en marche et une révision s'impose avant qu’elle ne retrouve la route .Le chapitre suivant de son histoire d'automobile sportive reste à écrire.
Un grand merci à N.Brondel pour nous avoir mis sur la piste d'André Barthe, à B Salvat pour son savoir encyclopédique et M.Barthe pour ses souvenirs familiaux si précieux.
Pierre-Yves LAUGIER



The Bugatti Type 37, 1500cc Sport, said TECLA 4, is produced from 1925 to 1929.
In June 1927 are placed on the market the first compressor cars based on this model: Type 37A will be produced only 76 copies.
After July 1927, will still be manufactured 40 cars design type 37 without compressor including the last four in July 1929.The sales be spread until 1931, with a total production of about 210 cars.

The engine number 192 is assembled between 20 and 30 June 1927 like the engines 191 to 194. The crankshafts are not hardened steel as are those of the type 37a produced from June 1927.
Cars with engines from 191 to 195 are assembled in July 1927.

The Factory Invoicing Register indicates that the car is charged 46.400ff July 25, 1927 at JOUGLA and DELANOUE.

The Monthly Registry Sales mentions for the month of July 1927:
"Jougla Delanoue 37291/192 3 August 1927".

The car is shipped, probably by train in Pau at the sponsor which is the Bugatti agent for the Pyrenees.
The Jougla & Delanoue garage is at 19 Cours Bosquet. It is also an agent of Brasier and Mathis cars as the Bugatti customers are not the majority of its kind, although if rich English and Spanish are amateur of beautiful French sports cars.


Youth in the shadow of the Pyrenees and pine heaths.
The vehicle is registered new in the Lower Pyrenees department, three weeks later.
This suggests that the first private owner did not order the car at the factory, but would rather have succumbed to the arguments of the seller from Pau.
The Bugatti is registered in August 23, 1927 under the number 4020 K 1, on behalf of Carlos ACUNA, 19 Samonzet street in Pau.
At this address it is a beautiful building in the late nineteenth century architecture, which was to house an apartment on the name of this Spanish, probably gives to the "Garage de La Poste" held by Delanoe, the maintenance of its Bugatti because Samonzet street overlooks the Bosquet Course! The temptation might be on display at the corner of the street.
C.Acuna seems not to have engaged in local race during his year of ownership of the vehicle.
On October 15, 1928, the car is resold in the Landes department under number 81 HU.
It is registered in the name of André BARTHE in Saint Vincent de Tyrosse.
This young mechanic passionate is native of the village, where he is a local figure:
André Leon Jean BARTHE (1910- 1990).

He was born in April 11, 1910 at St. Vincent de Tyrosse. His father, Jean Paul Camille Barthe exercised over fifteen jobs including Terrot dealer in 1907. It will have the first garage of the Landes, he will be one of the first Michelin agent before 1914 and Renault agent during the twenty years. The family fortune was also based on the lands of the maternal grandmother. This environment was conducive to the young Andrew who straight after the bilingual college of San Bernardo San Sebastian, learns mechanic with his father.
He passed his motorcycle license in 1926 and receives a 350 Terrot motor JAP tumbled.
In 1929, he received a tumbled Terrot with a Terrot engine and a 1000 Koehler -Escoffier.
In 1931, A. Barthe finally bought a 175 Monet and Goyon engine Villiers Brooklands.
Meanwhile, the family garage, GARAGE CENTRAL, National Avenue 10, Saint Vincent de Tyrosse saw in 1928, scroll Bugatti acquired by the young André Barthe.
No fewer than two "Tecla 4 Type 37" and a Type 38, 2 liters and 5 liters burned occasionally pass through his hands, according to the desires of the passion for mechanics.
He met Ettore Bugatti several times and went to Molsheim taking possession of one of its cars.

The picture of the Bugatti Tecla of Andre Barthe, found in family files shows the number plate 81 HU.
The picture is taken on the sand of the beach in Cape Breton 1929.Il shows his younger brother Maurice, aged fifteen, next the car. This one does not have wings or windshield but a special grill and a difficult to identify radiator mascot.
In Spring 1931, all the race cars are already resold because it needed the finance to buy and race in motorcycle begun in 1932 by a victory in the One Kilometer from Tarbes at 132km / h on his Brooklands! A. Barthe is a pure private pilot.
That same year, he won the GP at Bordeaux and the one of Carcassonne.
In 1933, on the 21 Grands Prix that took place in France, he won 5 on his new Monet Goyon ACT and 3 speeds. The 1934 season sees him riding a 175 Monet Goyon 4-speeds and a 250 Aquila. In 1935 Monet Goyon is replaced by a 175 engine Aquila ACT OMB and at the end of the year he bought a 500 Saroléa. Having retained its 350 Terrot, he could do the 4 mounted!
The 1936 season sees the consecration of this talented driver, which according to experts was one of the few French motorcycle riders, able to fight the regular best European drivers.
After his victory in Albi, on Saroléa, Mr Monet contacted him to run the championship of France on a Monet and Goyon. Barthe accepts and managed the famous 500 with vertical ACT cylinder.
He won the event on the Montlhéry circuit with an average of 116.500 km/h, having traveled over 300 km. In 1938, A. Barthe swapped his Terrot for a Norton Inter and retains his faithful Sarolea that hide during the war to return to service in 1946.
For the 1949 season, he bought a 350 Velocette which he keeps the best memories.
It stops running in 1952 after the best fall of his career at the TT Bilbao.
A.Barthe, friend of Pierre Bonnet the Suzuki importer, became the official agent of the brand.
He will work in his garage in the middle of his beloved bikes until his final years.
He died in Bayonne March 31, 1990.
A. Barthe has therefore retained its Tecla 4 chassis 37291 for about three years before we found the trail vehicle in Paris in Spring 1931.
But before selling his Bugatti, he dismantles the brass plate owner which was on the panel since 1927.
The plate on which is the inscription "CHARLES G. ACUNA Biarritz" has come down to us, preserved in the family garage by Michel Barthe.
We convinced him to give to the new owner at the occasion of the back of the Bugatti in Saint Vincent de Tyrosse, for a tour of wheels at the end of the next revision of the vehicle!

Parisian short story.
The Bugatti is circulating in the Seine department under the registration number 9063 RE 7 in the name of a Parisian whose name will remain unknown to us as a picture does not come out of a family album since Police files are destroyed in our beautiful capital.
This car amateur will keep it for six years, reselling in April 1937.

Landing in Normandy.
As March 25, 1937, the Bugatti 37291 left the capital for Normandy.
It is registered under the number 7666 CT 3, 5 April 1937, on behalf of Georges ROBERT, born on 09.03.1908, domiciled in the small village of Lison 27 km from Bayeux.
The car changes ownership four months later, on 28 July 1937, in the person of Mrs Marie-Louise Vandergucht, born in 12.08.1884, also based in Lison.
One of these is actually the adoptive mother of the previous, already a widow at that time.
At the end of the First World War, a couple of wealthy Belgian, the Vandergucht, settled in the small village of Lison and acquired some properties and many lands.
They adopt a child named Georges Robert. Bohemian nature, he will never work and live on his income by leaving the adventure at least two farms and lands related.
The village elders still remember G.Robert who was a kind of local hero, often walking in friendly company driving his Bugatti. Bachelor, this big guy had made with a friend a garage in the village of Grandcamp les Bains, in 20 km, but he didn’t worke more than on its land.
The Germans occupied Lison in 1940. No more car circulated in the village and the few vehicles were put on banch, but the Bugatti was well hidden, perhaps in one of the hangars of the property of the “Haut du Chêne” which extended about a dozen hectares and dominated the valley.
February 24, 1948, requested a certificate of non gage for the vehicle, reflecting the interest of a potential buyer.
Indeed August 17, 1948, the Bugatti changes hands and department And goes to the “Manche”. She finds a new owner in the person of George MALBEAUX.
The vehicle is registered under the number 4048 KF 5.
The police document states: "Malbeaux. Chauffeur S.A.C.E.R. Saint Lô. "
This is also a mechanic as his younger brother Adrien (1918-1992).
Georges has a garage in the village of Villiers - Fossard where the Bugatti will be stored.
His son Daniel, born in 1929, remembers the car: "The Bugatti was bought in the small village of Lison, from an owner who lived in the outskirts of the town at a place called “Haut du Chêne ". The car was not rotating but my uncle Adrien took care of the rehabilitation and the engine. She had small closely flagship copper radiator "
Adrien Malbeaux had also opened his small garage on Carentan road in Saint Lô.
"After restoration, the Bugatti was exhibited in the window of a shop in the street Neufbourg in Saint Lô."
It will be stored for several years by Malbeaux brothers. According to Daniel Malbeaux, she was resold in Paris.
But the car reappears in Calvados in the early sixties:
The vehicle is then bought by Jean-Claude AUBRIET (1933-1987) who owned a garage in Caen. Native from the Orne, leads a Panhard dealership in Nonant le Pin. He married in 1959 and he holds a garage in Caen until 1972. The purchase of the Bugatti corresponds to the time of its activity.
He is mentioned as the owner of "37291" in the list of members of the Club Bugatti France published in 1967.

A retreat in the Loire.
Before 1970, according to family memories, the car was purchased by Pierre PAUTET and registered under number 325 BK 41, in the prefecture of Blois in Loir et Cher.
He will keep the vehicle for close to 45 years, leaving the usufruct and maintenance to his friend Michel MENIER. He opens the Monaco GP in 1976 driving the
Bugatti 1927 of P.Pautet, and participates in "3 Hours of Contres" in 1980, which he won the 21st Grand Prix.
Then the curtain falls on the Pautet collection and type 37 never again see the light of day before the Spring 2015.
We examined in detail this car which the rediscovery could be a result of an advertisement in the spirit of Hunter French:
"Occasion: for sale Bugatti Tecla 4, good condition, not rolled for 30 years, to offer JP Osenat, rue Royale Fontainebeau. Price negotiable. ".
If the car has come down to us in good original condition, we must recognize that it had very few owners before the war and spent much of his life in Normandy, hidden away during the war bombed cities that were Caen and Saint Lô.
In the small village of Lison, sheltered and away from the station which was the object of targeted allies attacks in July 1944, the Bugatti was preserved intact and exited before resale in 1948.
Hardly owners after 1937 seems to have really used the vehicle, which presents more like a used car rolling state that as a vintage car who suffered irreparable changes.
The inspection carried out in April 2015, we confirmed in this sense:
The chassis plate engraved "10 37291 HP" is original and seems never to have been removed from its aluminum deck.
The engine bears the numbers 37291 and 192 on the left hind foot.
The engine number 192 is recalled on the cam box.
The car retains its original front axle, although the oxide, it hints at its manufacturing number "314" rarely seen on a racing Bugatti.
The gearbox and cover with the number 322.
The rear axle and strut are engraved 327.
Both numbers are exactly in the logic of the vehicle engine 192.
The chassis frame painted in red, probably in the early sixties, lets read under a thick layer of paint stripped for the occasion, an assembly number "498" which is exactly in the expected series.
The body shows a smooth curve with a very rounded tip, very difficult to copy.
The instruments are old: oil pressure gauge, fuel gauge, ammeter, tr/min and watch.
A rare stalk Scintilla for lighting deserves our attention.
The car was not starting and a revision is necessary before it finds the road .The next chapter of his sports car in history remains to be written.
A big thank to N.Brondel for putting us on the track of Andre Barthe, B Salvat for his encyclopedic knowledge and M.Barthe for his precious family memories.
Pierre-Yves Laugier

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