1923 FORD-MONTIER «GAILLON»

Lot 324
25 000 - 35 000 €
Résultat : 30 000 €

1923 FORD-MONTIER «GAILLON»

CHASSIS n° 11 555 189
carte grise de collection
participation le mans classic 2008 et 2010
engagée par Ford France

Si Amédée Gordini a été le «sorcier» des Fiat et Simca, Charles Montier fut assurément celui de la Ford T. Les débuts de Charles dans la mécanique commence à la fin du XIXe, en Touraine, lorsqu'il participa à la construction de l'unique voiture à vapeur que son père, un passionné de mécanique, fabriqua. Cette voiture n'eut pas de succès et Charles partit faire sa vie à Paris. En 1897, il entre chez les Ets Pinède et participe à la construction d'une voiturette. Peu de temps après, cette maison ferme ses portes et Charles s'installe dans un petit atelier pour y fabriquer sa propre voiturette. Il participe même aux courses d'automobiles dès 1900. Il vendait ses voitures, mais ne s'en sortait pas financièrement. Il stoppa son affaire et entra chez Darracq chez qui il fut affecté au service «courses». En 1911, il repartit pour Tours afin d'y monter un garage de vente et de réparation. Il représente alors plusieurs marques dont Ford. Durant la guerre, il met au point les plans d'une transformation de la Ford T en tracteur qu'il envoi à son frère resté au garage. Les chevaux étant réquisitionnés par l'armée. Les premières Ford-Montier étaient donc des tracteurs qui connurent un petit succès. A la démobilisation, il se retrouve à Paris et fonde une nouvelle affaire automobile avec son ancien lieutenant la Société Charles Montier et Cie. Un magasin d'exposition est ouvert au 67 rue Pierre Charron à Paris. Les ateliers furent installés à Courbevoie puis s'agrandirent en déménageant à Levallois puis à Asnières. Charles Montier se met alors à modifier et à transformer des Ford T pour en améliorer les performances. Il surbaisse les châssis, améliore la tenue de route et gonfle le moteur. Le brevet n° 541,090 représente son système adapté à l'essieu avant pour surbaisser de 17 cm le châssis avec l'adoption d'un double triangle et de nouveaux points d'ancrage du ressort transversal. L'arrière du châssis est aussi surbaissé par deux nouvelles crosses rivetées. Des amortisseurs à friction sont installés et des roues à rayons étaient disponibles avec le changement des moyeux. Les carrosseries sont spécialement dessinées par Montier lui-même puis sous traitées. Un arbre à cames avec une meilleure levée, des pistons en aluminium, un échappement et un carburateur spéciaux ou une culasse avec soupapes en tête signée Montier étaient également proposés. La boite de vitesses de la Ford T devenait insuffisante, Montier proposa un système américain qui se montait sur le pont et permettait d'avoir deux rapports supplémentaires. La vitesse était nettement supérieure et atteignait les 100 km/h, les freins arrière ont été aussi augmentés. Une version fiscalement intéressante est développée avec un moteur de cylindrée réduite à deux litres au lieu des plus de trois litres. Dès 1921, Montier s'inscrit dans des courses et remportent de très beaux succès. A la course de la Forest, il enfile les 3km à la moyenne de 128 km/h. A Gaillon, la cote est montée à 106 km/h. La voiture avec la carrosserie torpédo sport à 4 places et une porte est appelée «Gaillon» sur les publicités.
Cette automobile a été entièrement restaurée durant le 1er semestre 2008, afin de participer au Mans Classic en 2008 et elle récidivera en 2010. Elle possède son passeport technique FFSA et peut bénéficier d’un passeport technique FIA.

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