Exceptionnelle, unique et précieuse épée,...

Lot 164
400 000 - 600 000 €
Résultat : 400 000 €

Exceptionnelle, unique et précieuse épée,...

Exceptionnelle, unique et précieuse épée, véritable pièce de joaillerie, du type des épées de cour, vers 1780-1790. La monture en or entièrement pavée de diamants de taille ancienne et taillés en roses. Le pommeau en forme de couronne disposée en spirales, surmonté d'un cabochon rond orné d'un diamant principal enrichi de multiples roses. La fusée, formée de deux coquilles, à décor également en spirale, entièrement garnies de diamants de qualité, travaillés en suite, les diamants plus importants sur quatre rangées au centre, allant en diminuant vers le haut et vers le bas; les deux coquilles étant reliées par deux petits bracelets ornés en suite. La garde à une branche à pas d'âne et quillon recourbé vers la pointe, également entièrement recouverte et garnie de diamants et de roses. Le clavier de forme ovale, travail repercé, en spirales rayonnantes orné d'une suite de diamants ronds, dont le pourtour est également orné de diamants ronds sur la tranche. L'ensemble monté sur une belle lame triangulaire gravée, dorée et bleuie au tiers, à décor de trophées d'armes, d'une femme brandissant une épée d'une main et, de l'autre main, une branche de feuillages sous couronne, et de rinceaux feuillagés. Fourreau en bois recouvert de parchemin à une chape et un bracelet ornés en suite de diamants sertis en diagonale, muni de deux anneaux de suspente ovales montés à charnières. Bouterolle en or uni, à dard en boule. Longueur totale: 94,4 cm Longueur de la garde: 13,2 cm Longueur du fourreau: 81,2 cm. La couronne: 70 diamants au total, pour10 carats env. La branche de garde: 16 diamants principaux, pour 10 carats env. La fusée: 320 diamants env., pour 30 carats env. Le noeud de corps: 80 diamants pour 6 carats env. Le plateau de garde: 100 diamants pour 20 carats env. Sur le pourtour, sur la tranche: 42 diamants, pour 17 carats env. B.E. Vers 1780-1790 (Léger manque à l'extrémité d'un des pas d'âne, manque un petit diamant à la couronne, fourreau légèrement rétracté). 400 000/600 000 Je remercie Monsieur Jean Norbert Salit, expert joaillier (01 55 35 01 77), pour ses précieux renseignements sur les diamants, ainsi que Madame Béatrice de Plinval, directrice du patrimoine de la Maison Chaumet Historique: Cette pièce de joaillerie (en forme d'épée), n'a pu être confectionnée que pour un souverain des plus illustres d'une cour royale ou impériale, Roi, Prince et Princesse, Empereur, Impératrice ou Tsar. Véritable bijou et objet d'art, elle ne porte aucune marque, ni aucun poinçon, ni aucune signature d'époque de sa fabrication, ce qui est un privilège pour les travaux fournis aux personnages importants de la Cour. La qualité du travail, d'une grande finesse, d'une élégance et d'un goût raffiné est typique du règne de Louis XVI, et nous fait penser, après de nombreuses recherches, que cette épée peut être rapprochée de l'épée de diamants de Louis XVI, qui fut dessinée par le joaillier Bretet, et dont la réalisation fut confiée à Georges Frédéric Bapst. L'épée du roi a malheureusement disparu dans la tourmente révolutionnaire depuis son vol en septembre 1792 mais elle nous est connue par quelques gravures dont celle de l'héritier de la famille Bapst à la fin du XIXè siècle, Germain Bapst, qui, hasard de l'histoire, exposera le chapeau de Napoléon dispersé dans cette vacation, en 1895. Biographies: Georges Frédéric Bapst (1756-1826) est issu de la dynastie de joailliers Bapst, originaire de Souabe. Fils de Georges Michel, il s'associa avec son neveu Hébrard. C'est lui qui exécuta l'épée de Louis XVI sur le dessin de Bretet Pierre Alexandre Bretet inscrit au «Corps des marchands orfèvres joailliers tireurs et batteurs d'or» - Années 1782 et 1783 - Quai des Orfèvres à Paris. En 1789, il est joaillier du Roi. Pièces en rapport: Il est également pertinent de rapprocher notre épée, des deux épées conservées dans les collections des électeurs de Saxe. Nous retrouvons dans ces collections, deux épées en diamants (Inv. VIII 16 et Inv VIII 29) qui méritent toute notre attention en comparaison de la nôtre, d'un travail de grande qualité mais sans aucun doute moins raffinées et élégantes que celle du Musée napoléonien de Monaco. Elles ont été exécutées vers 1782-1789. Elles possèdent des similitudes avec notre épée, tant dans les montures, elles aussi serties de diamants, les motifs de la lame, ce qui est normal puisque les fourbisseurs d'Europe se fournissaient à la célèbre manufacture de Solingen, quand aux fourreaux, là aussi similaires, ce modèle était courant pour des épées de cour de cette époque. Nous pouvons également noter qu'en Russie des épées de récompense garnies de diamants furent données par les Tsars aux soldats s'étant particulièrement distingués au combat. Cette pratique commença à se répandre dans la deuxième moitié du XVIIIè siècle. / A UNIQUE & EXCEPTIONAL BEJEWELLED DRESS SWORD typical of court swords c. 1780-1790 The guard, of gold, is entirely inlaid with old and rose-cut diamonds. The pommel, in the form of a spiral-worked crown, surmounted by a circular cabochon decorated with a central diamond enhanced by several rose-cut stones. The Tang, formed from two, spiral decorated, shells fully garnished with high quality, uniformly worked, diamonds, the larger stones set in four rows at the centre diminishing above and below; the two shells being linked by two small bracelets similarly adorned. The guard, single branch with finger-guard and curved cross-piece is also entirely covered and decorated with diamonds and rosettes. The chain, open-work, spiral form, decorated with a series of round diamonds and, on the edge with a further suite of circular diamonds. The whole assembly mounted on a triangular, thirds gilt and blued, blade engraved with a military trophy, a female figure brandishing a sword in one hand, a crowned leaf branch in the other, and foliate tendrils. The scabbard in vellum covered wood, the chape and bracelet decorated with matching sets of diamonds mounted diagonally and fitted with two oval, hinged, suspension rings. The ward in unadorned gold with spherical chape. Total length: 94.4cm. Length of guard: 13,2 cm Longueur of scabbard: 81,2 cm. Crown: 70 diamonds for an approx. total of 10 carats. Crosspiece: 16 principal diamonds for an approx. total of 10 carats. The tang: about 320 diamonds for an approx. total of 30 carats ‘Le noeud de corps': 80 diamonds for an approx. total of 6 carats. The guard-plate: 100 diamonds for approx. 20 carats. Circumferences and edges: 42 diamonds, for approx. 17 carats. Very good condition, c. 1780-90 (minor lack to the finger-guard, one small diamond missing from the crown, scabbard slightly shrunk). Commentary A jewel in the form of a sword, this piece can only have been produced for a royal or imperial court - King, Prince or Princes, Emperor, Empress or Tsar. It has no mark, hallmark or signature from its period, which was a privilege accorded to work done for leading figures at court. It does however carry the owl hallmark applied, since 1893, to goldsmith's work emanating from countries not adhering to international conventions (the United States, Spain, Poland, the URSS...). The mark was also applied to legal standard precious metal work included in public auctions of which the origin in France was not determined. The highly refined quality of workmanship, the elegance and refined taste displayed in this piece is typical of the Louis XVI period; after extensive research it leads us to the conclusion that this sword is to be compared with Louis XV's sword of diamonds, designed by the jeweller Bretet and made by Georges Frédéric Bapst. Unfortunately Louis XVI's sword disappeared during the turmoil of the Revolution, being stolen in September 1792, but is known from several engravings one of them by a late 19th century inheritor from the Bapst family, Germain Bapst who, coincidentally, in 1895, exhibited Napoleon's hat, offered in this sale. Biographies George Frédéric Bapst (1756-1826), was a member of the Bapst dynasty of jewellers, that originated in Swabia. The son of George Michel, he worked in partnership with his nephew Hébrard. It was he who executed the sword of Louis XVI, following Bretet's design. Pierre Alexandre Bretet is found enrolled in the corps des marchands orfèvres joailliers tireurs et batteurs d'or, 1782-83, on the Quai des orfèvres, Paris. In 1789 he was ‘joaillier du Roi'. Comparative pieces Two swords in the collections of the Electors of Saxony (Inv VIII 16 & Inv VIII 29), comparable with the present example in being diamond set, made c. 1782 -1789,with similar mounts, and decorative motifs on the blade. This is to be expected since throughout Europe, sword-makers obtained their blades form the celebrated manufactory at Solingen. The scabbards also have marked similarities, this model being general for court swords at this period. It may also be noted that in Russia diamond-set swords were given by the Tsars as recompense to soldiers who distinguished themselves in combat, a practise which began to spread throughout Europe in the second half of the 18th century.
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