GODEFROID Marie Eléonore (1778-1849) attribué à

Lot 129
4 000 - 4 200 €
Résultat : 3 500 €

GODEFROID Marie Eléonore (1778-1849) attribué à

«Portrait de Marie-Joséphine de Savoie, assise sur un siège garni de tissu à motif fleurdelisé en robe blanche, coiffée d'un diadème aux Armes de France». Huile sur toile réentoilée. 98 x 81 cm - Cadre en bois et stuc doré. Le portrait historique que nous présentons ici a été réalisé juste avant l'avènement au trône de son mari, le futur roi Louis XVIII. Ce tableau fut longtemps considéré comme perdu. Biographie: Marie-Joséphine-Louise de SAVOIE, ne figure pas parmi les reines de France, car elle mourut en 1810, auprès des siens en Angleterre, soit quatre ans avant l'accession au trône de son mari.. Louis XVIII, dans ses mémoires, éditées à Bruxelles en 1833 par Louis Hauman et Cnie, libraires, raconte: «Cette année 1810 devait m'être défavorable, qui se termina par la mort de la reine ma femme, expirée à Goldfield Hall, le 13 novembre 1810. Cette excellente princesse, à laquelle nos infortunes m'avaient doublement attaché, les avait supportées avec une magnamité peu ordinaire: tranquille, lorsque les amis vulgaires s'abandonnaient à leur désespoir, jamais elle ne fit un de ces actes de faiblesse qui abaissent le dignité d'un prince. Jamais non plus elle ne me donna aucune peine d'intérieur, et elle se montra reine dans l'exil comme elle l'aurait été sur le trône. Sa gaieté douce me convenait; son courage que rien ne pouvait abattre, retrempait le mien; en un mot, je puis dire de la reine ma femme ce que mon aïeul Louis XIV dit de la sienne quand il la perdit: «Sa mort est le premier chagrin qu'elle m'ait donné. La reine, âgée de cinquante-sept ans, eut non seulement tous mes regrets, mais encore ceux de mes proches et de nos serviteurs. La famille royale me prodigua dans cette circonstance une foule d'attentions délicates et soutenues. Elle voulut que les restes de Sa Majesté fussent ensevelies à Londres avec tous les honneurs rendus aux reines de France dans la plénitude de leur puissance. C'est à Westminster que reposent ces chères dépouilles; puisse la terre leur être légère! Je suis convaincu que l'âme qui y logeait habite aujourd'hui les régions célestes où elle prie avec les bienheureux de notre famille, pour son époux et pour la France.». On voit bien là que Louis XVIII, emploie bien le mot de reine, pour désigner son épouse. Bibliographie: Charles Dupêchez, La reine velue, Paris, Grasset, 1993 Vicomte de Reiset, Joséphine de Savoie, Comtesse de Provence, Paris, Emile-Paul Frères, 1913
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